« I march in the parade of liberty but as long as I love you I’m not free »
(Sharon Hayes)
À la mort de Karl Marx, le 14 mars 1883, ses deux filles, Laura et Eleanor, deviennent les exécutrices littéraires de l’uvre qui domine leur vie depuis si longtemps. La pauvreté et tous les exils subis dans leur jeunesse sont le résultat de l’idéologie révolutionnaire de la libération que prônait leur père. Après la mort de Marx, les deux surs entament leur propre lutte d’émancipation à l’issue fatale. Eleanor suit l’exemple de son père et monte sur les barricades. Mais sa vie privée est tragique et se termine en suicide. Il ne reste alors plus qu’une exécutrice littéraire ; Laura protège tant bien que mal l’uvre de Marx contre les révisionnistes souhaitant la réécrire. Mais pour finir, épuisée par la maladie, la misère et l’incompréhension, elle met également fin à sa vie, en même temps que son mari.
The Marx Sisters doit devenir une pièce sur l’émancipation des deux surs et sur la nôtre, sur l’épanouissement personnel et le sacfrifice de soi, sur les liens étouffants de la liberté idéologique (et artistique) promise, ainsi que sur le paternalisme et l’affranchissement, le travail, la famille et les enfants, sur la préoccupation et la pression. Par le biais de The Marx Sisters , de KOE et STAN veulent mener une réflexion qui est très actuelle, à notre époque sur le féminisme, l’idéalisme et les questions de genre.
En néerlandais
texte Willem De Wolf
de et avec Natali Broods, Sara De Roo et Willem de Wolf
scénographie Matthias de Koning et Damiaan De Schrijver
costumes An d’Huys
technique Bram Devreese et Pol Geusens
coproduction tg STAN et de KOE
remerciements à Peter Van den Eede, Vlaams Cultuurhuis de Brakke Grond et Fondation Lira
traduction en allemand Christine Bais
première le 21 octobre 2014, Vlaams Cultuurhuis de Brakke Grond, Amsterdam
