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BUTORDE ! PENDARD ! MARAUD ! FRIPON ! OISON BRIDÉ ! BOUVIÈRE ! CAROGNE ! IMPERTINENT FIEFFÉ !
Puisque le miroir que Molière nous tend depuis 400 ans reste intact, et puisque ses analyses de la condition humaine sont malheureusement toujours aussi pertinentes aujourd’hui, nous revisitons l’œuvre de ce grand maître. Après Le Misanthrope (1998), Poquelin (2003) et Poquelin II (2017), nous présenterons 1, 2, 3 Poquelin à partir de juin 2026. Pour cela, nous avons retravaillé Poquelin I et II. Nous jouerons des versions remaniées d’éléments des deux productions avec une distribution en partie renouvelée, et, tant qu’à faire, nous ajouterons également de nouveaux textes.
Dans cette ode au théâtre, à la fois débridée et exubérante, vous verrez : Le Malade imaginaire, où un hypocondriaque aux traits typiques d’un personnage molierien rend la vie impossible à lui-même et à son entourage ; Le Médecin malgré lui, un joyeux chaos ponctué de blagues politiquement correctes ou incorrectes ; L’Avare, où un brute avide nous montre les bienfaits d’une possessivité débridée ; Le Mariage forcé, autre farce où un vieux célibataire est éventré ; Les Égotistes, « publié à titre posthume », qui met à mal notre propre vanité ; et quelques autres choses encore… Paternalisme, stupidité, infidélité, violence, suspicion et égocentrisme sont garantis. Bref, très 2026 quoi…
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En français
de et avec Robby Cleiren, Jolente De Keersmaeker, Damiaan De Schrijver, Els Dottermans, Tine Embrechts, Bert Haelvoet, Willy Thomas & Stijn Van Opstal
textes Molière
lumière Luc Schaltin & Thomas Walgrave
son Alexandre Fostier
costumes Inge Büscher & An d’Huys
oeil externe Frank Vercruyssen
production tg STAN
coproduction Les Nuits de Fourvière Lyon, Le Quartz Scène Nationale Brest, Le Manège Maubeuge
avec le soutien du Tax Shelter du gouvernement fédéral par le biais du Cronos Invest
tg STAN est subventionnés par la Communauté flamande
« On l’aura compris, Poquelin est du théâtre brut, du pur jeu d’acteurs, de la comédie populaire qui rend justice à Molière et à l’incroyable force corrosive de ses textes multicentenaires. »
Guy Duplat, La Libre, 23/05/2003
« Les comédiens, livrés à eux mêmes avec ce seul credo de divertir à tout prix, en rajoutent dans le burlesque trivial, ne manquent pas une occasion de se frapper, de tomber dans le graveleux régressif, ou encore de faire participer les spectateurs à leurs nombreux fous rires, savamment greffés au fil des espaces de liberté de chaque acteur. La connivence qui se crée irrésistiblement avec le public est pernicieuse ; sous couvert de cette démarche de mise à nu, de distanciation via l’expression scénique la plus frontale, on ne peut que tomber dans le panneau du plaisir manifeste des sept comédiens. »
François Cau, Le Petit Bulletin, 15/12/2004
« Ne vous attendez donc pas à une reconstitution historique, parce que vous allez au contraire vous retrouver très rapidement en face d’une sorte de match de catch truqué, loufoque, grotesque, désopilant ; vous serez en connivence avec des comédiens qui ne s’en remettent qu’à eux-mêmes pour faire vibrer un théâtre essentiel, vital tant son langage scénique nous montre que la vie est aussi un petit théâtre. Et ça, c’est la maturité dans la farce. »
Pierre David, L'Essentiel de la Culture, 03/10/2020
« Les STAN brillants, nous trompent. Ils ne décapent pas l’œuvre, ils ne nettoient rien de poussières ou de scories sédimentées depuis ce temps des origines. Ils ne s’ancrent pas dans un passé. Ils magnifient le texte et inventent. Par cette inventivité riche de leur sens du plateau et du public se construit avec précision trois heures de théâtre jubilatoire. »
David Rofé-Sarfati, Toute La Culture, 10/12/2022
