• info
  • réalisation
  • calendrier
  • photos
  • vidéo
  • presse
mar 2 mai 2017 20:00
première
mer 3 mai 2017 20:00
jeu 4 mai 2017 20:00
ven 5 mai 2017 20:30
sam 6 mai 2017 20:30
mar 9 mai 2017 20:30
lun 15 mai 2017 20:00
mar 16 mai 2017 20:00
mer 17 mai 2017 20:00
sam 10 juin 2017 20:00
mar 13 juin 2017 20:00
mer 14 juin 2017 20:00
jeu 15 juin 2017 18:00
ven 16 juin 2017 20:00
sam 17 juin 2017 20:00
mar 20 juin 2017 20:00
mer 21 juin 2017 20:00
jeu 22 juin 2017 20:00
ven 23 juin 2017 20:00
sam 24 juin 2017 20:00
lun 26 juin 2017 20:00
mar 27 juin 2017 20:00
mer 28 juin 2017 20:00
jeu 29 juin 2017 20:00
ven 30 juin 2017 20:00
Pas de performances

Voilà quinze ans que Serge, Marc et Yvan sont amis. Serge aime mettre de l'argent dans des œuvres d'art moderne, Marc pas du tout. Yvan ne sait pas trop. Serge achète un tableau entièrement blanc pour 60 000 euros. Marc pense que c'est ridicule et ne s'en cache pas. Yvan est pris entre deux feux, tente de recoller les morceaux et fait lui-même quelques dégâts. L'amitié y survivra-t-elle ?

Yasmina Reza, née en 1959, est une auteur et actrice française. Son père était un ingénieur juif iranien d'origine russe et sa mère une violoniste juive hongroise. « Art », sa pièce la plus célèbre, a été créée à Paris le 28 octobre 1994 et a remporté en 1995 le Molière de l'auteur francophone vivant et le Molière du théâtre privé. Depuis, la pièce a été traduite en trente-cinq langues.

« Art » est évidemment avant tout une brillante tragicomédie, mais en raison du discours néolibéral en vogue sur l'utilité de l'art et de la culture, de plus en plus cynique, le texte reste d'une inquiétante actualité.

Quand l'art est-il de l'art ? 
Combien l'art peut-il coûter ? 
Est-il utile qu'un pays consacre de l'argent à l'art ? 
Votre passe-temps favori doit-il être subventionné ?

kunst trailer FR

La force d'aspiration d'un tableau blanc
D'une part elle dénonce le snobisme présent dans le monde de l'art actuel en lançant une interrogation sur la valeur et l'évaluation des œuvres d'art. D’autre part, c'est un portrait de trois hommes vieillissants qui font le bilan après quinze ans d'amitié et constatent qu'ils ne sont plus les mêmes. Tout comme il s'avère impossible de poser un regard clair et sans préjugés sur une œuvre d'art (coûteuse), ils ne sont plus capables de se regarder réciproquement sans voir des masques. Le regard sur l'art requiert de la vulnérabilité – tout comme le fait l'amitié.
Evelyne Coussens, De Theaterkrant, 17 octobre 2014

De la merde blanche et une amitié disloquée
Toutes les facettes du spectacle sont au point. Yasmina Reza a livré un texte brillant, un feu d'artifice verbal regorgeant de petites phrases spirituelles. Les trois acteurs sont parfaitement dans leur élément et jonglent avec les codes théâtraux. Le public lâche des salves de rires successives, poussant encore davantage les acteurs vers le haut. Bref, Kunst est du grand art.
Filip Tielens, Cutting Edge, 18 octobre 2014

L'art est-il de la merde ?
« Art » convient donc à merveille aux acteurs chevronnés de tg STAN et Dood Paard ; les deux collectifs sont passés maîtres dans l'art de jongler avec le texte et le jeu. Ainsi, en déballant les « éléments de décor » (qui arrivent sur le plateau dans une charrette), les trois acteurs s'adressent les uns aux autres par leurs vrais prénoms, ce que, le plus souvent, ils ne font pas en jouant. Ce « le plus souvent » met justement du suspense et du sel dans le jeu. Ils sortent de leur rôle aux moments les plus inattendus, confirmant ainsi le dynamisme de leur jeu d'acteur, mais aussi du texte de Reza.
Els Van Steenberghe, Focus Knack, 20 octobre 2014

Un spectacle à encadrer
L'amitié, c'est accepter ensemble que quelqu'un reste pareil à lui-même tout au long de sa vie, tout en changeant jusqu'à devenir méconnaissable. Pour exprimer les nuances de ces rapports entre individus, Stan et Dood Paard ont trouvé une forme adéquate, dynamisée par trois pinceaux agiles prenant un plaisir manifeste en scène. Le résultat est un spectacle qui, malgré sa méchanceté diabolique, conserve sa légèreté. Mais qui mérite tout de même d'être encadré.
Wouter Hillaert, De Standaard, 22 octobre 2014

Une soirée pour rire et pour réfléchir à ce qui est précieux dans la vie
Vercruyssen est tour à tour drôle et agaçant dans son obstination, Bakker est suffisant (« Lis Sénèque. ») et Biesheuvel est désarmant dans le rôle du futur marié qui n'est plus très jeune. Sans emphase, le spectacle évoque ainsi ce qui est précieux dans la vie et pourquoi il faudrait pouvoir le chérir.
Karin Veraart, De Volkskrant, 25 octobre 2014

L'Art brillant de Stan et Dood Paard
Le spectacle continue de passionner jusqu'à la fin surprenante. Les acteurs y prennent un plaisir manifeste, ce qui contribue aussi à une formidable soirée où il est question de quelque chose – tout spécialement la réflexion sur la valeur de l'art – et où on rit souvent.
Margriet Prinssen, Haarlems Dagblad, 18 novembre 2014

 

texte Yasmina Reza 
de et avec Kuno Bakker, Gillis Biesheuvel et Frank Vercruyssen

lumière et son Julian Maiwald 
costumes An D'Huys 
coproduction STAN et Dood Paard 
production STAN et Dood Paard

première le 2 mai 2017, Théâtre Garonne, Toulouse